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Interdire la bière jusqu’à 18 ans. Est-ce une bonne idée ? (6 juin 2012)
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En cas d’interdiction aux moins de 18 ans, la publicité pourra encore plus facilement jouer sur le registre du « produit fort » pour « les hommes forts ». A cet égard, rappelons le paradoxe dans lequel se trouvent les jeunes vis-à-vis des alcopops ou de l’alcool distillé : une interdiction d’achat alors qu’ils sont les cibles de campagnes marketing effrénées. Infor-Drogues rappelle sa proposition, partagée par le groupe « Jeunes, Alcool & Société », d’interdire, non pas l’alcool, mais bien la publicité pour l’alcool. Par ailleurs, le rapport de l’OMS suggère que chaque commerce vendant de l’alcool soit soumis à une licence spécifique qui pourrait être révoquée en cas d’infraction. L’OMS observe aussi que les pays disposant d’un monopole d’Etat ont « un nombre plus limité de points de vente et des heures d’ouverture moins étendues que dans les pays où cette activité ressort du secteur privé ». [1] La Belgique autorise la vente d’alcool fermenté (bière et vin) à partir de 16 ans. La vente d’alcool distillé n’est pas autorisée avant 18 ans. [2] Quant aux motivations des commerçants, nous renvoyons à notre document « L’alcool et les jeunes : nouvelles règles, quelle efficacité ? » [3] FAVRESSE D., (2011), Les usages d'alcool à l'adolescence, in Promouvoir la santé à l'école, 35 :3-4, septembre 2011. |





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